Review – Critique : The Winner’s Trilogy #1 (The Curse)

five stars

I’ll write first in French, and then in English. It’s not a translation, I am just writing first in French and then in English, so it can’t be exactly the same. (Première partie en français, deuxième partie en anglais).

FRANÇAIS

The Curse, tome 1

Quatrième de couverture : Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la ” malédiction du vainqueur ” : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise. Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.  Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

The Curse me faisait de l’œil depuis un certain moment, lorsque j’avais vu cette magnifique couverture tourner sur Bookstagram. Lorsque j’ai su qu’il sortait en France, j’étais aux anges ! Je remercie donc énormément Lumen de m’avoir permis de chroniquer ce premier tome qui est devenu un coup de cœur de façon assez évidente pour moi.

Je dois avouer que je ne m’attendais pas à accrocher autant avec ce roman et que je me suis laissée tentée parce que je l’avais vu sur de nombreux blogs anglophones et que Lumen ne me déçoit jamais ! En revanche, dès les premières pages j’ai adoré le style très fluide et l’univers dans lequel nous sommes transportés et il m’est apparu comme une révélation que j’allais l’adorer. Après avoir lu un roman futuriste juste avant, cela m’a fait du bien de voyager dans un univers situé davantage dans le passé. Comme l’explique l’auteure, elle s’est inspirée de l’Antiquité et de l’époque gréco-romaine après la conquête de la Grèce par Rome. Ici, nous sommes transportés dans un univers imaginaire où les Valoriens ont envahi les Herranis qui ont été réduits en esclavage. Le contexte assez sombre de cet empire et extrêmement bien expliqué dans le roman et j’ai vraiment bien compris les enjeux de chaque peuple et leur culture, ce qui m’a étonnée car il est rare d’en apprendre autant sur le contexte d’un univers dès le premier tome. En revanche, j’ai été très attristée de ne pas retrouver la jolie carte qui existe dans la version originale du roman. Je trouve toujours qu’il est plus facile de visualiser un univers qui a été imaginé par l’auteur lorsqu’il est accompagné d’une carte.

Kestrel, l’héroïne, qui est la fille du général de cet empire, achète au début du roman un esclave Herrani sans vraiment savoir pourquoi. Il s’agit d’un jeune homme de dix-neuf ans nommé Arin. Vous me direz, vous voyez de suite la romance arriver. Eh bien non, c’est à peine s’ils s’adressent la parole sur les 150 premières pages. Au fil du temps, c’est une relation complexe et des mieux développées que j’ai eu l’occasion de lire qui va s’établir peu à peu entre les deux personnages, sans jamais tomber dans la niaiserie. Une relation entre la maîtresse de maison et son esclave, entre crainte, mépris et fascination, qui va faire beaucoup parler d’eux en ville et mettre la réputation de Kestrel en péril. Une relation tout en subtilité qui m’a fait vibrer comme je n’en avais eu l’occasion depuis longtemps.

Avec toutes les dystopies que l’on voit actuellement sur le marché young adult, je pense que j’ai vraiment apprécié voir ce roman qui s’approche plus de la fantasy sortir du lot. On y découvre des stratégies de guerre, des batailles et un empire sans pitié. On découvre également une toute autre facette de cet empire avec l’aristocratie, dont font partie Kestrel et ses amis, qui ne se préoccupent que du prochain bal, leur prochaine tenues, leurs jeux, etc., une facette qui nous montre l’oisiveté des conquérants. Loin de faire rêver, malgré ses richesses, l’empire n’est pas un lieu de liberté car les femmes doivent ou s’enrôler dans l’armée ou se marier à l’âge de 20 ans et il vaut mieux y mourir qu’y être déshonoré. J’ai juste regretté de n’avoir pas très bien compris le jeu de Crocs et venin. Je dois avouer que depuis le quidditch, je n’ai pas trouvé qu’un jeu nous soit aussi bien expliqué dans un roman et je trouve ça dommage car il s’agit d’un jeu qui revient souvent dans le roman et que j’aurais apprécié pouvoir mieux suivre. Il m’a vaguement rappelé le poker mais, étant donné que je ne sais pas y jouer, difficile de le dire.

En revanche, Kestrel sort vraiment du lot et j’ai adoré ce personnage qui ne supporte pas l’injustice envers les Herranis, et qui a même libéré sa nourrice de son esclavage. Fille du général, elle devrait déjà être enrôlée dans l’armée, mais elle refuse de prendre des vies et elle nourrit une passion pour le piano, une activité qui devrait être réservée aux esclaves. C’est son caractère particulier et sa force intérieure qui lui permettent de développer cette relation avec Arin, car les Valoriens n’ont pas pour habitude de s’adresser aux Herranis. Arin est également un personnage qui m’a touchée, même si les actions qu’il entreprend m’ont parfois brisé le cœur. On comprend bien pourquoi il veut défendre son peuple, mais peut-être que le fait d’avoir commencé l’histoire avec Kestrel, qui appartient au camp ennemi, nous rend les choses plus difficiles pour choisir un camp. Certains passages nous donnent accès à ses pensées, ce que j’ai beaucoup apprécié car il est très difficile de comprendre ce personnage et ses motivations au début du roman.

J’ai trouvé ce roman d’aventure hautement addictif et plein de rebondissements. Il n’a pas laissé mon cœur se reposer un instant et je suis allée de surprises en surprises, parfois bonnes, parfois beaucoup moins bonnes même si elles servent à merveille l’histoire. Une superbe plume, qui m’a amenée à être captivée par l’histoire du début à la fin. J’ai eu le cœur serré à de nombreuses reprises et je n’aurais pas aimé être à la place de Ronan ou de Kestrel qui doivent faire des choix extrêmement compliqués à plus d’une reprise. Un roman plein d’action dont les 200 dernières pages se lisent d’une traite ! Une intrigue intelligente, bien menée et extrêmement bien écrite. Une seule envie : découvrir la suite au plus vite.

Pages : 464

Prix : 15 euros. Vous pouvez l’acheter ici

Genre : Young-Adult, Fantasy, Aventure, Romance. Age 14 +

Auteur : Marie Rutkoski

Note : 20 / 20

Sans titre

ENGLISH

The Winner’s Trilogy, book 1: The Winner’s Curse

Book description: They were never meant to be together. As a general’s daughter, seventeen-year-old Kestrel enjoys an extravagant and privileged life. Arin has nothing but the clothes on his back. Then Kestrel makes an impulsive decision that binds Arin to her. Though they try to fight it, they can’t help but fall in love. In order to be together, they must betray their people . . . but to be loyal to their country, they must betray each other. Set in a new world, The Winner’s Curse is a story of rebellion, duels, ballroom dances, wicked rumors, dirty secrets, and games where everything is at stake, and the gamble is whether you will keep your head or lose your heart.

So, what did I think about this book?

I had wanted to read The Winner’s Curse for quite a while, when I first had seen this gorgeous cover on Bookstagram. When it was released in France I was extremely excited and I’d like to thank Lumen, the French publisher, for sending me a review copy of this novel which turned out to be one of my new favorites.

I have to say I didn’t expect to love this novel so much but I just asked for a copy of it because I had seen it on a lot of blogs and I usually love all the novels published by Lumen. Yet, as soon as I got through the first pages, I absolutely loved the very flowing writing style and the universe we are introduced to and I already knew I was just going to love it. The previous book I read was quite futuristic so it was good to travel to a universe set in the past. As the author says, she was inspired by the Antiquity and the Greco-Roman times after Rome conquered Greece. Here, the story takes place in an imaginary world in which the Valorians have invaded the Herranis who became slaves. The rather dark background of this empire is extremely well explained in the novel and I really understood well all the stakes and cultural aspects of each of them, which surprised me because it is not common to learn so much about the background of a universe in the first book of a trilogy. I was so sad not to find a map in the French version of the book, though.

Kestrel, the protagonist, who is the daughter of the general of the empire, buys a Herrani slave at the beginning of the novel without really knowing why. It’s a young man who is 19 years old and named Arin. You think you can already see the romance coming. Well, not really, I mean they barely talk through the first 150 pages. Over time, a complex and very well-developed relationship establishes itself between the two characters, without ever being silly. A relationship between the lady of the house and her slave, between fear, disdain and fascination, which will have people talk about them and put Kestrel’s reputation in danger. A subtle relationship that was incredible thrilling.

With all the dystopias we can see at the moment on the Young Adult market, I think I really enjoyed seeing a novel being closer to fantasy stand out from the crowd. We read about war strategies, battles and a merciless empire. We also learn about another aspect of this empire with the aristocracy of which Kestrel and her friends are part of. They only care about the next ball, their next outfit and their games, etc. which shows how idle the conquerors can be. Far from being a source of envy, this empire, despite all of its riches, is not a place of freedom. All women must enroll in the army or get married by the age of 20 and the Valorians would rather die than being dishonored. The only thing I was a bit sad about was not really understanding the game Kestrel and her friends were playing. Since quidditch, I feel like there’s not a single game that was just explained as well and I think it’s a shame because it is often mentioned through the book and I wish I could have understood it better. It reminded me of poker, but I don’t know how to play so it didn’t really help.

The best thing in this novel is what an outstanding character Kestrel is and I absolutely loved this character who hates injustice towards Herranis and who even set free her nurse from slavery. As the daughter of the general, she should already have joined the army, but she refuses to kill anyone and is passionate about piano, an activity normally only for slaves. It’s thanks to her unique mind and her inner strength that she develops such an interesting relationship with Arin, given that Valorians don’t usually talk with Herranis. I also really liked Arin, even though his actions sometimes broke my heart. We do understand easily why wants to defend his people, but as we start the story with Kestrel, which is from the opposite band, it makes things more difficult to pick a side. Some parts give us access to his thoughts, something I really liked because it’s so difficult to understand this character and his motivations at the beginning.

I thought this adventure novel was highly addictive and full of plot twists. It didn’t leave my heart at rest and I went from one surprise to another, sometimes they were good surprises and sometimes bad ones even though they fit in the story perfectly. A wonderful writing style, which managed to get me fascinated from the beginning to the end. My heart hurt several times and I wouldn’t have liked to be Ronan nor Kestrel with all the complicated decisions they have to take. A novel full of action and you will want to read the last third of it in one go. A smart, well-led and well-written plot. The only thing I need right now is to read the next book.

Pages: 368

Price: $11.16. You can buy it here

Genre: Young Adult, Fantasy, Adventure, Romance. Age 14+

Author: Marie Rutkoski

Rating: 5 out of 5 stars

Sans titre

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3 thoughts on “Review – Critique : The Winner’s Trilogy #1 (The Curse)

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